Vous êtes ici : Portail du gouvernement > Ministère du Budget des Finances > Economie numérique > Dossier "Câble" > Le câble HONOTUA prévu pour 2010...
En Polynésie française aujourd’hui, tous les services nécessitant un lien vers l’international, tels que la téléphonie, la Télévision et l’Internet, transitent par des liaisons satellite.
Un grand nombre de ces services pourront transiter par le câble Tahiti-Hawaii quand il sera opérationnel.
L’accès au réseau mondial Internet se fait au moyen de deux liens satellites. Dans le but de sécuriser les liaisons Internationales, ces deux liens sont bien distincts l’un de l’autre puisque ils transitent par deux satellites différents, NNS 5 (183°) et Intelsat 605 (174°), et aboutissent à des stations terrestres géographiquement distantes aussi bien à Tahiti qu’aux Etats Unis. En 2007, le cumul des bandes passantes internationales dédiées à l’Internet totalise 336Mbps.
La téléphonie internationale, qui nécessite aujourd’hui au alentours de 17Mbps de bande passante, transite par les satellites Intelsat 701 et NSS 5. La consommation liée à ce service, en terme de bande passante, est stable depuis des années. Cependant, nous pouvons imaginer l’émergence de nouveaux services et de nouveaux terminaux de téléphonie fixe qui induiraient une nouvelle façon de consommer. On peut aisément imaginé que rapidement la voie soit couplée à l’image, etc. Tous les nouveaux services susceptibles de donner un nouvel essor à la téléphonie fixe sont aussi susceptibles de générer une augmentation de la consommation en bande passante.
TNS, la télévision par satellite, est diffusée sur le territoire par le biais du satellite Intelsat 701 en bande KU.
1 satellite – capacité maximale
Internet |
Téléphone
|
Télévision |
"Polysat" |
Total |
|
Débit (Mb/s) |
336
|
17.4
|
91
|
144
|
588.4
|
Coût (MXPF) |
275
|
44
|
300
|
196
|
815
|
satellite- longitude |
NSS5-183°
IS605-174° |
NSS5-183°
IS701-180° |
IS701-180°
|
NSS5-183°
|
|
Système |
Bande C
|
Bande C
|
Bande C
|
Bande KU
|
Les satellites en quelques chiffres...
Les faisceaux hertziens sont principalement utilisés à l’intérieur des îles (ex : La desserte interne des îles Marquises) et pour le raccordement des îles entre elles (ex : entre Tahiti et Moorea et entre les Iles du Vent et les Iles Sous le Vent. Cette technologie présente des avantages et des inconvénients :
|
|
| Technologie sans fils. | Limitation en termes de portée (Distance) |
| Pas de travaux de génie civil contrairement à la pose de la fibre optique | Sensible aux perturbations (obstacle et climatique) |
| Investissement peu coûteux par rapport à d’autres solutions techniques | Débit limité |
| Débits couvrant les besoins actuels | |
| Permet de fournir la totalité des services proposés (Téléphone, Internet et Data) |
Avantages et inconvénients des faisceaux hertziens.
En 2007 la Polynésie dispose d’une capacité satellite cumulée d’environ 590Mbs pour un coût annuel avoisinant les 815 millions de francs CFP.
Cette bande passante est répartie sur un ensemble de services tels que l’Internet, une partie de la téléphonie, la télévision TNS, etc.

Un réseau complexe utilisant plusieurs technologies pour nos télécommunications.
1 câble international reliant Hawaï à Tahiti + 1 câble reliant Tahiti aux Iles Sous Le Vent.

Une liaison de connexion au réseau mondial, et une liaison de distribution aux ISLV.
Le projet câble pour la Polynésie Française est prévu en deux tronçons. Un tronçon principal reliant Tahiti à Hawaii d’une longueur de plus de quatre mille cinq cent kilomètres et un tronçon secondaire reliant Tahiti à Raiatea d’une longueur de plus de deux cent trente kilomètres.
Suite a l’appel d’offre effectué par l’Office des Postes et Télécommunications de Polynésie Française, l’entreprise Alcatel Submarine Network (ASN) a répondu en faisant une offre clé en main comprenant :
Cette offre est basée sur la pose d’une paire de fibres capables de supporter 32 X 10 Gbps soit une capacité totale de 320 Gbps.
Il est important de préciser que ce n’est pas parce que la Polynésie disposera de son câble, que les usagers de l’Internet partageront 320Gbps de bande passante au lieu des 336Mbps disponibles aujourd’hui.
En effet, disposer de son propre « tuyau » ne dispense pas de devoir payer des droits d’interconnexion avec le réseau mondial. Cette acquisition de bande passante représente un coût annuel de plusieurs millions de dollars Américains, montant directement lié à la largeur de la bande passante.
La Polynésie devra donc, comme cela est actuellement fait avec les liaisons satellites, définir précisément ses besoins et faire évoluer son acquisition de bande passante Internet en fonction de l’évolution de la consommation.
Le projet étant basé, pour le moment, sur un seul câble reliant Tahiti à l’international, il est nécessaire de compléter le fonctionnement de celui-ci avec une solution de « backup » en cas de panne. La probabilité d’un incident tel qu’une rupture du câble ou la panne d’un répéteur est très faible, mais non négligeable. De plus il n’est pas envisageable que la Polynésie soit du jour au lendemain privée de ses moyens de communication.
Il est donc nécessaire de conserver des capacités satellite afin d’assurer la pérennité des communications internationales en Polynésie.
Un des inconvénients du câble face au satellite est que contrairement à ce dernier, le câble est une liaison strictement point à point. Il n’y a pas de zone de couverture. Pour une région comme la Polynésie, qui est constituée de nombreuses îles étalées sur un vaste territoire océanique, il n’est pas envisageable de relier chacune des îles avec un câble. Le câble associé à d’autre technologies telles que les faisceaux hertziens, l’ADSL, le Wimax, etc. permettra de relier uniquement les habitants des Iles de la Société. Pour connecter les habitants des îles éloignées de Tahiti, il est donc nécessaire de conserver les liaisons inter-îles par satellite.
L’Office des Postes et Télécommunications travaille déjà à l’heure actuelle sur des liaisons satellites haut débit vers les îles pour que tous les habitants de la Polynésie disposent de moyens de communication modernes et efficaces.

Nouvelle structure utilisant le câble sous-marin.
Le projet SPIN est un projet d’envergure qui a pour ambition de relier l’Australie à Hawaii en passant par une douzaine de pays et territoires du Pacifique, dont Tahiti.
Le projet SPIN EAST a vu le jour à partir du moment où les projets de câble sous-marin de l’OPT NC et l’OPT PF ont été annoncés. Dès lors, des acteurs de la région (la société API) ont proposé lors d’une conférence en Nouvelle Calédonie le projet SPIN (West et East) aux gouvernements invités pour cette occasion.
L’intérêt d’un tel projet pour la Polynésie Française réside dans le fait que ce câble pourrait jouer le rôle de liaison de secours. En effet, si Tahiti dispose de deux liaisons câble distinctes vers l’international, le satellite de secours qui représente une grosse dépense pour le pays, ne serait plus nécessaire.
D’un autre point de vue, le projet SPIN n’a d’intérêt que si la Polynésie Française est reliée par câble à Hawaii.
Le projet tel qu’il a été demandé dans sa version initiale, représente un investissement de près de 8,4 milliards XPF.
|
Segment de cable sous-matin
|
Prix de la liaison
|
| Tahiti - Hawaï | 7.446.823.506 XPF |
| Tahiti - Raiatea | 772.700.955 XPF |
| Tahiti - Moorea | 176.349.702 XPF |
| TOTAL | 8.395.874.163 XPF |
Tableaux des coûts des laisons optiques envisagées.
Le câble proposé est l’Alcatel OALC-4 pour la liaison répétée et l’URC-2 pour la liaison Papeeno-Raiatea sans répéteurs.
Le câble URC-2 utilise la même technologie que le câble OALC-4. Il a été développé pour les liaisons jusqu’à 400 km sans répéteurs.
Cette gamme de câble se décline en quatre protections différentes choisies en fonction de la nature des fonds marins et de la profondeur a laquelle il est utiliser.
Conçu pour avoir une durée de vie d’au moins 25 ans, l’OALC-4 utilise une structure avec une voûte en fils d’acier enserrant un tube acier inoxydable soudé au laser. Ce tube, qui contient les fibres optiques est rempli d’un gel thixotropique assurant la protection des fibres et l’étanchéité longitudinale.
Pour conserver un signal de bonne qualité des répéteurs ou amplificateurs optiques sont placés tous les cent kilomètres. Le câble Tahiti – Hawaii nécessitera donc d’une cinquantaine de répéteurs.

Visitez :
www.presidence.pf
Ministère du Budget, des Finances et des Pouvoirs Publics, chargé du Développement de l'Economie Numérique
BP 2551
Papeete - Tahiti
Polynésie française
Tél : (689) 48 40 00
Fax : (689) 48 40 14
secretariat@finances.gov.pf
ACCUEIL|PLAN DU SITE|AIDE EN LIGNE|ABONNEMENT NEWSLETTER|CONTACT
© Gouvernement de la Polynésie Francaise 2005. Tous droits réservés.